Ziua 20 martie 2018

Postat : 24.03.2018




Journée de la francophonie 2018

La fête de la Francophonie – la fête des amoureux de français.

Mardi, le 20 mars, dans la bibliothèque de l’IPLT « Gh. Asachi » a eu lieu l’ouverture des Journées de la Francophonie 2018. Dans une ambiance amicale et chaleureuse des élèves de différentes classes se sont réunis pour célébrer la fete qui réunit chaque années des millions de francophones du monde entier.

       Pour toutes et tous qui ont choisi se ressembler au sein de la Francophonie, le français c’est en effet une chance qui donne la possibilité d’entrer en contact par delà de frontières et océans. C’est la chance de pouvoir expérimenter à travers la littérature, la chanson, les arts vivants, ce que la diversité d’expression culturelle a de stimulant et d’enrichissant.

 Mais qu’est-ce que la Francophonie ?

       La Francophonie c’est d’abord parler français, cette langue de l’amour et de la poésie, c’est l’admiration pour la civilisation qui a donné tant des valeurs. Le terme de francophonie apparut pour la premiére fois en 1880. C’est le géographe français Onésime Reclus (1837-1916) qui l’a employé pour désigner les espaces géographiques où la langue française était parlée. Au XIX -ième siècle, lorsque le mot «francophonie» avait été conçu par le géographe, il s’agissait alors, dans son esprit, de créer un ensemble plus vaste, l’ensemble despeuples ou des groupes de locuteurs qui utilisent partiellement ou entièrement la langue française dans leur vie quotidienne ou leurs communications .

      Le terme Francophonie désigne plutôt l’ensemble des GOUVRNEMENTS, pays ou instances officielles qui ont en commun l’usage du français dans leurs travaux ou leurs échanges. Donc, on parle de deux réalités différentes selon qu’on écrit francophonie (peuples ou locuteurs) ou Francophonie (gouvernements ou pays) .

       Les pères fondateurs de la francophonie sont Habib Bourguiba (1903-2000) Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et Hammani Diori (1916-1989).

Les membres de la Francophonie (plus de 50) sont ceux qui font partie des Sommets francophones. Le statut de membre de ce « club francophone » tient généralement du fait que le français est une langue officielle ou co-officielle dans un pays ou une région.

       Il y a aussi des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui n’ont pas le français comme langue officielle ou co-officielle, mais où on enseigne le français comme langue étrangère, comme c’est le cas en Roumanie et en Moldavie.

      C’est une langue parlée par plus de 220 millions de personnes dans le monde. 58 Etats et gouvernements du monde (c’est-à-dire  le quart des pays membres des Nations Unies), sur tous les continents, ont le français en partage. 26 pays sont membres-observateurs de l ’Organisation Internationale de la Francophonie.

     C’est pour cela que le français est une langue très utilisée dans la diplomatie. C’est une langue de grande importance sur les plans culturel, scientifique, artistique, littéraire ... C’est l’une des deux langues de travail des Nations Unies.                                           

    C’est une langue cosmopolite, parlée par des gens de toutes le couleurs et de toutes les origines ethniques. Avec le français on peut étudier et faire de la recherche dans un très grand nombre d’universités du monde. Le français est bien installé dans plusieurs pays et régions d’Amérique, notamment au Canada et au Québec, pays parmi les plus riches et développés sur la planète et, tout près des Ètats-Unis.

    C’est une langue très utile dans le tourisme : on la parle dans des destinations touristiques de grande importance (des Antilles à la France, d’Afrique à la Suisse, de la principauté de Monaco à Tahiti, des Seychelles au Canada...).

    Le français est parlé dans un grand nombre de pays d’Afrique, continent ayant un développement démographique très important . C’est la langue de la monde  et de la cuisine qui viennent de France et qui jouissent d’un très grand prestige culturel.

     Apprendre le français comme langue étrangère peut contribuer d’une façon importante à protéger le pluralisme linguistique dans le monde  et à éviter la domination exclusive d’une seule langue comme langue internationale ; apprendre le français peut contribuer à la démocratie linguistique.

     Comme on a bien compris, le français est la langue de communication pour tous les francophones du monde ; pour tous ceux qui forment la francophonie.

     Les missions de la Francophonie se sont définies dans un cadre stratégique décennal qui facilite la définiton d’objectifs à long terme. Elle visent à :

 - promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique. Pour que le français soit plus utilisé, mieux parlé et compris  à travers le monde, l’OIF mène des actions de promotion adaptées aux différents publics et conçues dans le respect du multilinguisme. Des formations en et au français sont organisées pour les fonctionnaires et diplomates en charge des dossier multilatéraux des pays membres et observateurs de l’OIF où le français n’est pas langue officielle.

- promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme. Paix, démocratie, droits de l’homme, tels sont piliers de l’action politique de la francophonie. Favoriser les sorties de crise, accompagner les processus électoraux, renforcer les institutions de l’Etat de droit, garantir le respect des droits et des libertés sont les grands objectifs qui guident cette action.

 - appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche. L’education pour tous, l’un des principaux Objectifs du Millénaire pour le développement, est un engagement international pris aussi par la Francophonie. Car l’accès à l’enseignement primaire obligatoire et de qualité est une passerelle véritable vers le développement et l’emploi.

 - développer la coopération au service  du développement durable. La solidarité, principe fondateur de la Francophonie, guide son action de coopération pour le développement durable. Une action volontariste est menée pour l’implication égale des femmes et des hommes dans le développement des sociétés modernes.

         L’écrivain francophone Alain Mabanckou dans sa lettre du 15 janvier 2018 écrite à Santa Monica et adressée au président de la France remarque que « repenser la Francophonie ce n’est pas seulement «protéger» la langue française qui, du reste n’est pas du tout menacée comme on a tendance à le proclamer dans un élan d’auto-flagellation propre à la France. La culture et la langue françaises gardent leur prestige sur le plan mondial ».

                                        

                                                  Tatiana PETCU, professeur de français, IPLT « Gh. Asachi »